navigation

Le gouvernement interdit un hebdomadaire pour atteinte à l’islam 25 décembre, 2006

Posté par espritlibre dans : Maroc , ajouter un commentaire

Le gouvernement marocain a invoqué une « atteinte à l’islam » pour prendre une mesure extrêmement sévère, interdisant de fait un hebdomadaire indépendant qui avait publié des plaisanteries en vogue dans le pays.Dans un communiqué inhabituel, le Premier ministre Driss Jettou a annoncé l’interdiction « d’exposer sur la voie publique et de diffuser » le journal arabophone Nichane.

Il a décidé de poursuivre Driss Ksikès, directeur de la publication, et la journaliste Sanaa Al Aji, pour « atteinte à la religion islamique » et « publication et distribution d’écrits contraires à la morale et aux moeurs ». L’audience est fixée au 8 janvier à Casablanca.

Ce magazine, apparu en septembre 2006 et qui affirme vendre 14.000 exemplaires par semaine, a connu un rapide succès auprès des jeunes en raison de sa liberté de ton et qu’il s’efforce d’écrire en « darija », le dialectal marocain.

M. Jettou indique avoir pris ces mesures en se basant sur les « dispositions constitutionnelles consacrant l’islam comme religion d’Etat et le rôle du roi, en sa qualité de Commandeur des croyants et Protecteur de la foi et de la religion, et en prenant en considération l’atteinte aux sentiments du peuple ».

Nichane, appartenant au même groupe que l’hebdomadaire irrévérencieux francophone TelQuel, avait publié le 9 décembre un dossier intitulé « Comment les Marocains rient de la religion, du sexe et de la politique ».

Les plaisanteries mettaient en scène Mahomet, le roi Hassan II et son ministre de l’Intérieur Driss Basri, des islamistes ou des Marocains à la recherche d’une sexualité performante.

« Je suis consterné car nous avons fait un dossier reprenant en faisant un tri des blagues circulant dans la société marocaine », a dit à l’AFP M. Ksikès ajoutant « c’est donc un procès de l’Etat contre la société ».

Plusieurs journaux ont été lourdement condamnés cette année pour diffamation à des amendes et peines de prison avec sursis, à la suite de plaintes pour offense à des chefs d’Etat étrangers ou à la royauté.

Mais c’est la première fois en 2006 que les autorités interdisent de fait un journal en prohibant sa diffusion.

Reporters sans frontières estime que ces mesures « relèvent du calcul électoral à la veille d’échéances (législatives de 2007) qui pourraient être marquées par une forte poussée du mouvement islamiste ».

« Que certains aient été heurtés suite à la publication (des blagues), nous en prenons acte, et leur présentons volontiers nos excuses. Notre intention n’était pas de blesser quiconque ni évidemment d’attaquer l’Islam, étant nous-mêmes musulmans », souligne dans un comuniqué la rédaction de Nichane.

Interrogé par l’AFP, un responsable du Parti islamiste Justice et Développement s’est déclaré en désaccord avec Nichane estimant qu’un « journaliste doit faire preuve de civisme ».

Un sang neuf pour les lettres françaises

Posté par espritlibre dans : Lettres , ajouter un commentaire

Il n’a échappé à personne que plusieurs des grands prix littéraires français ont été attribués cette année à des auteurs nés hors de l’Hexagone. Alors que l’Américain Jonathan Littell raflait à la fois le Goncourt et le Grand prix de l’Académie française pour Les Bienveillantes (Gallimard), le Renaudot revenait au Congolais Alain Mabanckou (Mémoires de porc-épic, Le Seuil), tandis qu’une écrivaine originaire du Canada, Nancy Huston, remportait le Femina (Lignes de faille, Actes Sud). Et ce n’est pas tout, puisque le Goncourt des lycéens, un prix qui garantit des ventes très importantes au lauréat, a été décerné à la jeune Camerounaise Léonora Miano pour son second roman Contours du jour qui vient (Plon).La production littéraire française serait-elle si mal en point qu’il faille aller chercher aux quatre coins du monde des auteurs à distinguer ? Comme le signalent de nombreux observateurs avisés, la France connaît en réalité à son tour un phénomène vieux d’un quart de siècle au Royaume-Uni : dans le pays de Shakespeare et de Charles Dickens, la littérature a été dopée par l’apport d’auteurs tels que Salman Rushdie, Hanif Kureishi, Ben Okri, V.S. Naipaul ou encore Zadie Smith, tous originaires de l’ancien empire britannique.

Est-ce à dire que la prose strictement hexagonale ne présente plus rien d’intéressant ? Loin s’en faut. Jean Echenoz, Jean-Paul Dubois, Patrick Modiano et tant d’autres sont d’excellents écrivains. Seulement, fidèles à une tradition française bien établie, ils font plus de l’autofiction que de la fiction et sont plus attachés à soigner leur style qu’à raconter des histoires. D’une certaine façon, ils restent marqués par l’épisode du Nouveau Roman des années 1950, pour lequel, ainsi que l’a écrit Jean Ricardou, le roman n’est plus « l’écriture d’une aventure », mais « l’aventure d’une écriture ».

Or les goûts du public ont changé, comme le montre le succès en France des ouvrages d’auteurs anglo-américains comme John Irving, Paul Auster, William Boyd, Russell Banks ou encore Ian McEwan, qui s’imposent par leur force narrative.

Ce n’est pas un hasard si, sur les quelque 680 romans publiés en France au cours des trois derniers mois, plus de 200 étaient des traductions, dont une très grosse partie en provenance de l’anglais. Il est clair qu’Alain Mabanckou ou Jonathan Littell apportent une ouverture sur le monde qui n’est pas le fort des auteurs franco-français, surtout tournés vers eux-mêmes. Et si le succès de Yasmina Khadra ne se dément pas – son dernier livre, Les Sirènes de Bagdad (Julliard), a été classé par le magazine Lire comme le meilleur roman français 2006 -, c’est que le romancier algérien s’attaque de front à des grands problèmes politiques contemporains (la guerre civile en Algérie, les attentats-suicides au Proche-Orient, le régime des talibans en Afghanistan…).

Encore ces remarques ne doivent-elles pas faire oublier que l’accusation de nombrilisme portée contre les écrivains français n’est pas nouvelle. Pascal reprochait déjà à Montaigne de s’intéresser un peu trop à son « haïssable moi ». Pourtant, de Madame de Lafayette à Proust, en passant par Stendhal et Gide, ce nombrilisme a donné naissance à des chefs-d’œuvre inoubliables. Le roman d’introspection a probablement encore de beaux jours devant lui.

DOMINIQUE MATAILLET

Les employés de Bill Gates optent pour Google. 6 décembre, 2006

Posté par espritlibre dans : internet , ajouter un commentaire

L’utilisation des différents moteurs de recherche est suivie régulièrement. Chiffres à l’appui, on pointe les meilleurs, on fait des classements de popularité. Mais qu’utilisent vraiment les spécialistes ? Qu’utilisent les gens de chez Yahoo!, Google et Microsoft ? Et si leur choix était le bon ?

Sur le marché des entreprises aux Etats-Unis, Google est premier avec 50% de part de marché, suivi de Yahoo! avec 22% et Microsoft MSN avec 11%. Mais ce qui est intéressant est l’utilisation des moteurs de recherche dans ces sociétés éditrices de moteurs.

Différentes statistiques tendent à montrer la même chose. Un étudiant de l’Université de Washington a classé l’accès à son site suivant les domaines d’origine de ces clients (Microsoft, Google, Yahoo). 80% de Microsoft avait utilisé Google pour arriver sur son site (20% avait utilisé MSN). A l’inverse, les employés de Google et Yahoo utilisent en majorité leur propre moteurs de recherche : 100% pour Google et 64% pour Yahoo.

Google
Google, la star chez Microsoft

Cette petite étude corrobore d’autres statistiques plus sérieuses publiées par la société VisitorVille Intelligence. Selon elle, 66% des employés de Microsoft utilisent Google, 19% MSN et 10% Yahoo. Les mêmes chiffres concernant Google ou Yahoo sont plus flatteurs. Yahoo utilise Yahoo à 68% et Google utilise Google à 100%.

On peut voir ce résultat de deux manières : MSN est tellement mauvais que même Microsoft ne l’utilise pas, ou alors de façon plus optimiste les gens de Microsoft sont suffisamment intelligent pour surveiller de près la concurrence…

Source: TechWeb

La révolution numérique étend son emprise sur l’humanité 4 décembre, 2006

Posté par espritlibre dans : internet , ajouter un commentaire

 Deux milliards de personnes dans le monde ont un téléphone portable et les technologies numériques personnelles se développent à une vitesse révolutionnaire, avec des effets sensibles sur la vie quotidienne, relève l’Union internationale des télécommunications (UIT) dans un rapport.

Le rythme de croissance de l’utilisation des appareils connectés aux réseaux numériques mondiaux dépasse celui de tout autre moyen de communication dans l’histoire, indique l’UIT, une agence de l’ONU, dans son rapport publié dimanche et intitulé « Internet Report 2006: Digital.Life ». 

« Nous sommes au milieu d’une révolution numérique », relève l’un des auteurs, Lara Srivastava.

Une personne sur deux dans le monde sera un utilisateur de téléphone portable dans les deux prochaines années, souligne le rapport, dont la publication coïncide avec l’ouverture du Salon international des télécommunication à Hong Kong. 

« Aujourd’hui, environ une personne sur trois sur la planète possède un téléphone portable », a déclaré Lara Srivastava à la presse. 

Cette tendance ne transforme pas seulement les transactions commerciales, elle commence aussi à avoir un profond impact sur la façon dont les gens interagissent et sur leur vie privée, avertit le rapport. 

La communication numérique par internet ou téléphone portable est devenue le premier média utilisé pour les loisirs des moins de 55 ans, devançant la télévision, la radio, les quotidiens, les magazines et le cinéma, selon les données collectées par l’UIT. 

Les lignes de téléphone fixes ont mis 125 ans pour dépasser le milliard d’unités, en 2001, alors qu’il n’a fallu que 21 ans au téléphone portable pour atteindre le même niveau, indique le rapport. 

Depuis, les connexions fixes ont évolué à un taux beaucoup plus lent pour atteindre 1,2 milliard d’utilisateurs, tandis que le téléphone portable a poursuivi son expansion rapide. 

« Il est remarquable de constater que le second milliard a été atteint en seulement trois ans, et si la tendance se poursuit, nous aurons trois milliards d’utilisateurs, une personne sur deux, d’ici à fin 2008″, relève l’autre coauteur du rapport, Tim Kelly, chef de l’unité politique et stratégique de l’UIT. 

L’organisation estime que l’internet et les marchés des technologies de la communication pèsent près de 3,13 trillions de dollars, soit 7% du produit intérieur brut mondial. 

Depuis les années 1990, les taux de croissance dans le secteur ont été « frénétiques », malgré l’éclatement de la « bulle spéculative » survenu lorsque les titres boursiers liés à l’internet ont plongé en 2000, note M. Kelly. 

« Beaucoup de gens ont alors pensé qu’on assistait à la mort de l’internet, comme phénomène commercial. En fait, rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité », a-t-il ajouté. 

Les réseaux à large bandes ont atteint au début de 2006 277 millions d’utilisateurs, dont 61 millions sont reliés à des réseaux mobiles. 

Le rapport appelle à la prudence en ce qui concerne l’entrée dans les « modes de vie numériques ». 

Pour Lara Srivastava, les individus sont de plus en plus pris dans le flux de connaissances et d’informations généré par les réseaux électroniques mondiaux et vont vers une « identité numérique » dont le contrôle pourrait facilement leur échapper. 

Les données personnelles échangées sur l’internet sont nombreuses: nom réel, multiples noms d’utilisateur et mots de passe, numéros de sécurité sociale, données de cartes de crédit à usage commercial, sans oublier les sites comportant des espaces personnalisés et les courriers électroniques. 

Les frontières entre la vie publique et privée, entre le bureau et la maison deviennent floues, note Lara Srivastava, soulignant qu’il est nécessaire d’être sélectif dans les données personnelles que l’on diffuse.

Une PS3 vendue toutes les 6 secondes sur eBay

Posté par espritlibre dans : internet,Jeux , ajouter un commentaire

La PS3 se distribue au compte-gouttes face à une très forte demande en Amérique du Nord, et même en Europe alors que la console n’y est pas encore officiellement arrivée. Du coup, les vendeurs aux enchères se sont rempli les poches en très peu de temps sur eBay.

Dès le lancement de la dernière console de Sony aux États-Unis, Sony annonçait officiellement 400.000 consoles disponibles. Aux dernières nouvelles, il s’en était vendu entre 300.000 et 400.000 au Japon et aux USA, et certaines se sont revendues à prix d’or sur eBay.

Selon l’outil de statistiques TeraPeak, qui s’adresse particulièrement aux vendeurs du premier site d’enchères sur Internet, la PS3 s’est vendue entre 399 et 5000 dollars sur eBay. Dès le 18 novembre, pendant une période de 12 heures, les ventes ont atteint un pic impressionnant d’une console PS3 vendue toutes les 6 secondes aux enchères, pour un total de 10 250 consoles écoulées.

Du 16 au 22 novembre derniers, 28.500 PS3 furent vendues au prix moyen de 1276 dollars sur le site d’enchères. En comparaison, il s’était vendu un peu plus de 32 000 consoles Xbox 360 sur eBay l’année dernière, durant la semaine suivant sa sortie officielle aux USA. Le prix moyen de la console de Microsoft y était alors de 718 dollars.

Lancement de la 22ème campagne des Restos du Coeur

Posté par espritlibre dans : France , ajouter un commentaire

Les Restos du Coeur, qui ont distribué l’an passé 75 millions de repas, lancent, lundi à Paris, leur 22ème campagne avec le souci d’aller plus loin en matière d’équilibre nutritionnel avec davantage de fruits et de légumes. »Depuis 1988, dans le droit fil de l’idée développée par Coluche, explique Olivier Berthe, le président des Restos du Coeur, les bénévoles des Restos veillent à tout mettre en oeuvre pour non seulement aider les gens grâce à des paniers repas équilibrés, mais aussi faire en sorte qu’ils aient les moyens de ne plus revenir ». 

Cette année, soulignent les Restos, l’association a effectué des achats complémentaires, qui vont permettre d’atteindre une proportion de 50% de fruits et de légumes dans les repas distribués. Au cours de la campagne 2005-2006 – les Restos ne ferment pas l’été -, ce sont 75 millions de repas que les 48.000 bénévoles ont servis et, se désole l’association, il y a eu une augmentation de 6% du nombre d’inscrits. 

Outre le souci d’un meilleur équilibre nutritionnel pour les repas servis dans les 1.900 Restos du Coeur, l’association entend, au cours de la prochaine campagne, lutter également contre l’échec scolaire en développant les « ateliers d’accompagnement scolaire » déjà en place depuis quelques années. Avec l’aide d’étudiants et de retraités de l’enseignement, une cinquantaine d’ateliers vont être mis en place dans quatre régions pour « lutter contre l’exclusion à la racine ». 

Les Restos, qui estiment par ailleurs qu’il existe « trop peu de dispositifs de sortie » de l’hébergement d’urgence, entendent par ailleurs « continuer à soutenir l’initiative de Médecins du Monde » de distribuer des tentes. 

L’association lancée par Coluche avait proposé, en mai, au Premier ministre d’ouvrir des accueils de jour, afin que les sans-abris ne soient pas à la rue dès 7 heures du matin et de créer des dispositifs de sortie vers le logement social ou la sous-location dans le parc privé, afin de pouvoir loger les travailleurs pauvres, de plus en plus victimes de la crise du logement. 

L’été dernier, à la suite de la crise des tentes – de nombreux riverains s’étant plaints, à Paris, de la prolifération des tentes distribués par MDM – une médiatrice nommée par le gouvernement, Agnès de Fleurieu, avait préconisé de développer l’ »hébergement d’insertion », comme voie de sortie de l’hébergement d’urgence, avec un accompagnement social renforcé pour permettre aux sans-abri de reconquérir leur autonomie. 

Avec l’aide de plusieurs associations, 763 places d’insertion pouvant accueillir durablement des couples ou des personnes âgées ont été mises en place dans la région parisienne. Ce dispositif, inspiré notamment par les restos du coeur et encore expérimental, devrait compter 1.100 places. 

La ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin, a par ailleurs indiqué que pour l’hiver 2006-2007, la capacité du dispositif d’accueil et d’hébergement pour les personnes en situation de précarité sera portée à plus de 100.000 places d’hébergement, soit « près de 6.000 places supplémentaires qui s’ajouteront au dispositif permanent Lundi, pour la nouvelle campagne, les Restos devraient accueillir quelques uns des « Enfoirés », ces artistes qui ont repris l’appel de Coluche et qui fournissent, par leurs prestations, à l’association le tiers de ses ressources.

Par Anne-Marie LADOUES

Les Poulidor des prix; la folie des prix littéraires français 1 décembre, 2006

Posté par espritlibre dans : Lettres , ajouter un commentaire

Sur la folie des prix littéraires français, tout a été dit, comme chaque année. Bernard Pivot a proposé qu’on n’accepte plus d’éditeurs dans les jurys. Il a raison: quand j’étais éditeur, je votais pour les livres que je publiais (c’était dégoûtant mais je trouvais sincèrement que les romans que j’éditais étaient les meilleurs de la rentrée, et d’ailleurs c’était la raison pour laquelle je les avais édités). Auparavant, Claude Durand avait suggéré qu’on remette les prix avant l’été: une autre excellente idée que personne n’a suivie. Moi-même, j’ai tenté de faire tourner le jury du prix de Flore (que j’ai fondé en 1994) mais j’ai vite compris que j’allais perdre dix copains et me retrouver avec de sinistres inconnus quatre fois par an autour d’une table: heureusement que ma mollesse m’a permis de renoncer à cette pulsion de vertu. Madeleine Chapsal a été licenciée du Femina pour avoir osé dire que certaines jurées s’entendent pour voter Gallimard: en anglais, la vexation de ces dames s’appelle «over-reacting». Les prix littéraires sont probablement comme le statut des intermittents du spectacle ou des cheminots français: un mal nécessaire, un avantage acquis, non réformable. OAS_AD(‘Position2′); on error resume next p106736_FlashMode6=(IsObject(CreateObject(« ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.6″)))

Il y a cependant une chose dont personne ne parle: l’effet atroce des prix sur ceux qui n’en ont pas. Plusieurs fois il m’est arrivé d’être le loser d’une de ces guerres picrocholino-germanopratines. En 2000, PPDA me souffla un Interallié qu’Yves Berger m’avait fait miroiter pour 99 francs. Je me souviens de sa mine déconfite, au bar du Plaza où nous étions réfugiés en embuscade, prêts à fondre sur Lasserre au coup de fil victorieux. Une Bérézina pathétique, un déjeuner de mélancolie avec Claude Dalla Torre. Après cet échec, Yves et Claude sont tous deux morts de chagrin. Puis Jacques-Pierre Amette obtint le Goncourt contre Windows on the World en 2003. Là, j’étais préparé: Edmonde Charles-Roux avait prévenu qu’elle refusait de décerner le Goncourt à un titre en anglais. On me donna l’Interallié deux semaines plus tard, en guise de lot de consolation, comme à Houellebecq deux ans plus tard. J’étais enchanté: depuis, je proclame partout que l’Interallié est la seule distinction respectable de notre pays.

Il n’empêche: être le Poulidor du Goncourt est une épreuve difficile. Certains sont des habitués: Marc Lambron, Philippe Labro, Jean-Pierre Milovanoff, Alain Fleischer, Patrick Poivre d’Arvor, Bernard-Henri Lévy… Dès qu’ils publient en septembre, on sait qu’ils rateront le Goncourt en novembre. C’est vache. Certes, ils peuvent toujours se raccrocher au Goncourt manqué par Céline en 1932 pour Voyage au bout de la nuit. La fausse joie est tout de même désagréable. Votre entourage vous demande si vous avez des chances et vous ne voulez pas briser leurs espoirs. Vous finissez par y croire, et par désirer ce hochet comme les autres. Je ne crois pas qu’on écrive pour se retrouver en compétition, comme un sportif prépare les jeux Olympiques. La valse des prix infantilise les auteurs. Je me souviens, en 2003, quand Pierre Mérot n’a pas eu le prix Décembre pour Mammifères: il souffrait vraiment comme un bon élève qui avait une mauvaise note. Des gens tristes et vulnérables n’ont pas à subir une telle déception. Les écrivains ne seront jamais des adultes. Il est dangereux de trop les traiter comme des chevaux dans un tiercé répugnant. Je demande une minute de silence pour les recalés, les délaissés, les refoulés. François Vallejo, votre tour viendra.

Frédéric Beigbeder

Faut-il être un badboy pour séduire ? 29 novembre, 2006

Posté par espritlibre dans : Non classé , ajouter un commentaire

Avez-vous déjà eu la fâcheuse impression que les filles préféraient les mauvais garçons aux gentils types comme vous ? Craignez-vous de rester l’éternel ami des femmes pour le restant de vos jours ? Si oui, il est temps de se poser un peu et de réfléchir.

Tout d’abord, qu’ont de plus que vous ces fameux rebelles qui attirent tant les filles ? A mon avis, ils ont une confiance en eux qui vous fait sans doute encore défaut. Pourtant, la confiance, cela se travail et sans pour autant faire de mauvaises actions. Il suffit que vous cherchiez au fond de vous ce qui fait votre particularité. Vous avez forcément un talent, un domaine où vous êtes meilleurs que les autres, mêmes si cela vous semble aller de soi. Qu’est-ce qui est facile pour vous mais semblerait difficile pour d’autres ? Voilà des questions que vous devez vous poser.

Manquez-vous d’argent ? Ce serait mentir que de nier qu’un peu de liquidité aide lors d’un rendez-vous avec une femme. Cependant, il est possible de s’en tirer avec beaucoup de créativité. Les femmes apprécient le mystère, la magie de l’instant. Elles aiment être étonnées et sauront reconnaître les trésors d’imagination que vous déploierez pour les séduire malgré votre situation peut-être précaire. Inutile pourtant d’y aller au bluff et d’afficher un train de vie qui n’est pas le votre. Vous ne tiendrez pas longtemps et débuter une rencontre par un mensonge ne vous mènera nulle part.

Pour autant, votre avenir intéresse la femme que vous convoitez, sachez le. Si vous avez du potentiel, un avenir prometteur, si vous savez que vous allez devenir quelqu’un, cela se percevra lors de vos rendez-vous et vous paraîtrez séduisant. Si vous ne savez pas ce que vous allez faire de votre vie, il serait peut-être temps de vous poser la question.

Enfin, un autre plan à ne pas négliger : votre hygiène. Elle doit être irréprochable. Vos vêtements sont-ils régulièrement lavés, repassés ? Vos mains sont-elles propres ? Selon de récents sondages, tandis que vous fantasmez sans doute sur les fesses de vos compatriotes, celles-ci examinent vos mains. Prenez donc soin de votre corps mais aussi de votre chez vous. Si vous voulez qu’une femme passe du temps avec vous, préparez lui un lieu accueillant, une voiture qui ne lui fasse pas honte, par exemple. Pour ce que est du choix des tenues : assumez-vous. Vous n’êtes pas un badboy ? Habillez-vous chic. L’important est que votre attitude soit cohérente et que vous ayez confiance en vous, en ce que vous êtes, que vous sachiez où vous allez car peu de femmes voudront sortir avec un type à la dérive.

Avec ces quelques conseils pour repartir du bon pied, peut-être bien que le chic type que vous êtes pourrait remporter la mise, la prochaine fois. Je vous le souhaite.

—————–
par Franck Sublum
Fruitymag, le webzine au contenu libre

Des centaines d’empreintes de dinosaures découvertes dans le Jura 25 novembre, 2006

Posté par espritlibre dans : Science , 1 commentaire

dinosaure

Un nouveau site paléontologique situé à Loulle, près de Champagnole (Jura), et qui abriterait plus de mille empreintes de dinosaures, devrait faire l’été prochain l’objet de vastes fouilles.Les scientifiques estiment à 1.500 le nombre d’empreintes de dinosaures présentes sur le site. Ces animaux appartenaient à la famille des sauropodes, grands herbivores au long cou de 30 à 40 tonnes, qui ont vécu dans la région il y a 155 millions d’années. L’est de la France était alors recouvert d’une mer chaude et peu profonde.

« Ce n’est pas unique mais c’est exceptionnel », explique Jean-Michel Mazin, directeur de recherches au CNRS, qui s’apprête à diriger les fouilles dans quelques mois si les fonds sont réunis. « Un tiers de la surface seulement est à découvert et on a déjà recensé quelque 500 empreintes. Les plus petites font 20 cm de diamètre, les plus grosses, 90 cm. On pense qu’il y en a entre 1.000 et 1.500 au total », précise M. Mazin.

Ces empreintes sont localisées dans une ancienne carrière calcaire située en retrait du village de Loulle (200 habitants). Certaines sont à l’air depuis une trentaine d’années.

 

La découverte a été faite en 2004 par Jean-François Richard. Ce géologue de formation a repéré les traces en faisant son jogging. « J’ai l’oeil un peu exercé », reconnaît-il.

Conscient d’avoir fait une grosse découverte, il prend le temps de réfléchir. « J’avais peur que quelqu’un revendique la découverte », assure-t-il.

Il attend donc le printemps. Premier contact infructueux. Un nouvel hiver passe et, cette fois, M. Richard est entendu: la conservation d’histoire naturelle du Jura demande une confirmation et l’obtient. « Avec Pierre Hantzpergue, professeur et directeur de l’UFR Sciences de la terre de Lyon 1, on travaille depuis presque un an sur ce site », souligne le chercheur.

En juin 2007, devrait débuter la première grande étape des travaux: la surface de 3.000 m2 de l’ancienne carrière calcaire sera alors nettoyée, puis photographiée, et enfin scannerisée afin d’établir un relevé précis de toutes les données techniques.

Borat doit être récompensé pour avoir fait connaître le Kazakstan, selon un des principaux écrivains du pays

Posté par espritlibre dans : Insolite , 4 commentaires

Un écrivain kazakh reconnu, Sapabek Asip-Ouly, estime que l’humoriste britannique Sacha Baron Cohen, créateur du personnage Borat, devait se voir décerner une récompense nationale pour avoir populariser le Kazakhstan.Pour le romancier, Sacha Baron Cohen, à travers Borat, « a réussi à susciter un immense intérêt du monde entier pour le Kazakhstan, ce que nos autorités n’ont pas pu faire », souligne-t-il. Il propose donc que le Club national des mécènes d’art remette sa récompense annuelle à l’humoriste britannique.

Le film « Borat, Leçons culturelles sur l’Amérique pour profit glorieuse nation Kazakhstan », raconte l’histoire d’un journaliste kazakh, Borat Sagdiyev (Sacha Baron Cohen), envoyé aux Etats-Unis par la télévision de son pays « pour aider Kazakhstan ».

Il quitte son village natal de Kuczek, pour aller en Amérique et tourner un reportage sur le mode de vie de cette nation vénérée comme un modèle, car l’Amérique s’intéresse « surtout à la démocratie et au porno » et que Borat aime bien ça…

Les autorités de l’ancienne république soviétique d’Asie centrale n’ont pas goûté la plaisanterie. « Si les responsables de l’Etat manquent complètement d’humour, leur pays devient la risée de tous », note Sapabek Asip-Ouly. « J’espère que mon initiative sera soutenue pour le profit de la glorieuse nation du Kazakhstan », dit-il.

Le président kazakh Noursoultan Nazarbayev a lui reconnu cette semaine que Borat a aidé à mieux faire connaître le pays en Occident, et à invité Sacha Baron Cohen à s’y rendre. AP

123

diddl , la petite souris |
Réseau: Je crée ma boîte |
bonbon rose |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | paris@bercy
| Tout sur la Qualité, la Séc...
| La cote d'ivoire en VRAI